Promenade dans un jardin japonais : laissez vous guider!

A l’évocation des termes « jardin japonais », une image universelle apparaît dans nos esprits : un jardin de gravier où l’on dessine des formes avec un râteau en bois, d’une dimension de plus ou moins 15 x 25 cm, en vente chez Nature & Découvertes.
En réalité le jardin de pierre est un jardin « zen » issue de la religion Bouddhiste, dans un but de méditation.
Le jardin japonais n’a pas de finalité religieuse. Il a pour but de sublimer la nature en miniaturisant des paysages (célèbres ou non), chaque composant du jardin ayant un sens symbolique.
Le jardin de Koishikawa Koraku-en est un jardin de Daimyo (la noblesse japonaise), le plus ancien de Tokyo.
A l’origine, il occupait 25 hectares mais l’expansion de la ville l’a réduit à sa taille actuelle : 7 hectares.
Sa construction a été lancé par le 9ème fils du shogun Ieyasu Tokugawa, Yorifusa Mito en 1629 et terminé par son successeur.
« Korakuen » signifie « jardin de la réjouissance ultérieure », il a été nommé ainsi d’après un  passage d’un texte chinois qui stipule qu’un souverain doit être le premier à se soucier, avant son peuple et le dernier à se réjouir, après son peuple.C’est un jardin de promenade (kaiyushiki teien) organisé autour d’un lac, en parcourant le sentier qui l’entoure, le visiteur découvre différents paysages inspirés par la Chine et par le Japon, symboliques du monde (lac = mer, cours d’eau = rivière, colline = montagne, champ = campagne) dissimulés par des arbres ou des collines.A l’entrée du jardin, la végétation semble se profiler à perte de vue, mais un petit lac de lotus sacré apparaît, il représente le lac chinois Saiko.
Une fois sur le pont qui enjambe les lotus, le panorama se dégage et le lac principal est visible, ce lac artificiel est une évocation du lac Biwa, le plus grand lac japonais.
Au centre du lac, l’île Horajima, représentation de la montagne mythique des immortels, Hôrai, qui abrite un sanctuaire et de nombreux canards.
Nichée entre les momiji (érable japonais), la cascade Otawa-no-taki dont la chute d’eau fait penser à des milliers de fils d’eau célèbre la beauté de l’automne.
A quelques mètres de là le pont Engetsu-kyo ou pont de pleine lune nommé ainsi car son reflet dans l’eau lui donne la forme de la lune.
Tout en suivant les contours du lac, le sentier arrive jusqu’au jardin intérieur Naitei, un plan d’eau couvert de nymphéa. Une maison d’ami s’y trouvait, séparée par une porte chinoise.
La rivière Kiso l’alimente et se jette dans la chute d’eau Nezame-no-taki.
De retour sur le sentier, à fleur de la rive, des bancs à l’ombre d’un champ de momiji permettent de contempler le
paysage.
Un parcours agréable où chaque tournant crée la surprise en dévoilant un nouveau panorama, raffiné et hors du temps.
Accès = à 7 min à pied de la sortie C3 de la gare d’Iidabashi