Jishuku

L’été habituellement des dizaines de matsuri (festivals d’été) et de hanabi (feux d’artifice) ont lieu dans tous le Japon et bien sûr à Tokyo. Mais cette année une grande partie a été annulé. Idem pour des événements culturels et sportifs.
La réponse réside dans un mot : jishuku.
Le terme Jishuku est particulier à la culture japonaise et pourrait se traduire par autodiscipline, maitrise de soi.
Il refait surface aujourd’hui en raison des événements dramatiques du 11 mars.
Pour faire simple, par décence ou respect pour les victimes, les gens s’interdisent des activités amusantes ou plaisantes.
A l’échelle nationale des événements tels que le Tokyo Girls Collection sont annulés, des programmes TV déprogrammés et les publicités carrément évincées des écrans.

Si l’intention est louable, se priver de sources de revenu alors que le pays traverse une sérieuse crise économique peut être préjudiciable.
Mais le Jishuku est un élément clé de la culture japonais et de l’unité des japonais.
Au delà du simple self-control, il dicte aussi une conduite morale: avant d’agir ou de parler, observer les réactions et attitudes des autres pour ne pas choquer.