Yûshûkan, le musée de la guerre

Nous vous parlions il y a quelque temps de cela, du temple Yasukuni, repère des nationalistes et sujet de tension avec notamment la Corée et la Chine.
Nous n’avions en revanche pas évoqué l’existence du musée Yûshûkan qui se trouve juste à côté de ce fameux temple.

Son but lors de sa création en 1882, était de préserver et d’exposer des objets appartenant à l’armée impériale japonaise. Il fut par la suite agrandit pour pouvoir accueillir des documents relatifs à la guerre sino-japonaise, russo-japonaise puis à la première et seconde guerre mondiale.
Le musée est avant tout célèbre pour son côté révisionniste.
C’est le cas par exemple pour le massacre de Nankin (6 semaines en 1937 pendant lesquelles plusieurs centaines de milliers de chinois ont été tués et des dizaines de milliers de femmes ont été violées) qui est présenté ici comme étant « une zone de sécurité pour les civils chinois » établit par les Japonais.
L’Histoire est en effet racontée du point de vue japonais. On y utilisera d’ailleurs les termes de « volonté de libération des peuples orientaux » pour parler de la colonisation japonaise en Asie.
C’est aussi l’occasion de voir entre autres un avion de chasse japonais de la seconde guerre mondiale, une locomotive à vapeur ou encore des canons exposés au rez de chaussée du musée.



L’entrée est gratuite pour le rez de chaussée mais il faut compter 800 yens pour visiter le premier étage.
Pour y accéder, prenez la sortie 1 ou 2 à la station Kudankita, vous ne pourrez pas manquer l’immense Tori qui délimite le temple Yasukuni.