Le thon rouge, une espèce menacée.

Les japonais ont cette réputation de travailler durement, il existe même à ce sujet une expression japonaise qui dit«je suis comme un thon». Cela signifie qu’ils ont besoin de travailler sans relâche afin de sentir un certain équilibre dans leur vie. (Cette expression peut aussi faire référence, dans un langage argotique, à une femme passive au lit.) Le thon est au cœur de la culture japonaise.

Pourtant c’est une question qui fait débat, les japonais consomment trop de thon et il devient alors une espèce en voie d’extinction. Regardons de plus près le marché du thon au Japon et la manière dont il est perçu par les japonais.

Il existe trois types de thon, le Akami (thon rouge) le Chûtoro (un thon de taille moyenne) et le Ôtoro (le plus gros de tous) dans les sushi-bars du Japon. Habituellement, le Ôtoro est le plus cher, plus particulièrement le thon rouge du pacifique, le thon rouge du sud, et le thon rouge du nord sont considérés comme les plus couteux. Bien que cela dépende de la saison et du lieu, en général, 100g coûte environ 1000 yens. Le thon le plus cher de l’histoire japonaise est de 32,490,000 yens pour seulement un poisson. Il a été vendu le 5 janvier de cette année sur le marché au poisson de Tsukuji. Le thon est le support le plus utilisé pour la confection des sushis par les japonais, et il est consommé depuis 2000 ans. Toutefois récemment en Asie, beaucoup de chinois et de taiwanais ont commencé à manger du thon grâce à la mode du régime alimentaire japonais, par conséquent, le prix du pétrole pour les bateaux montent en flèche ainsi que celui du thon. Dans le but de satisfaire les estomacs de ces pays, de nombreux pays méditerranéens, comme la Croatie, le Maroc, la Turquie et l’Espagne, ont commencé l’élevage de ces poissons.

En raison de la surexploitation de nombreux pays, dont le Japon, certains thons sont répertoriés sur le livre rouge des espèces menacés, alors de nombreuses organisations japonaises ont commencé l’élevage massif de thon. Par exemple, pour la première fois dans l’histoire du Japon l’université de Kinki a pu élever 1500 thons dans son parc artificiel, aussi de nombreuses autres entreprises et université ont essayé d’élever le thon afin qu’il ne soit plus menacé. Quoiqu’il en soit, au Japon, les voix pour la protection des thons restent très faibles. Les gens aiment manger du thon et il est d’une grande importance dans la culture du Sushi.

Afin que la question n’engendre pas une controverse aussi importante que celle autour de l’exploitation des baleines, les organisations japonaises et les entreprises sont à la recherche d’une technique pour un élevage stable au quotidien.