Bien qu’il suffise de suivre le mouvement lorsque l’on est pris dans la foule du métro, je pense qu’il est bon de savoir à quoi s’attendre (et à quoi s’attendent les autres) lorsque l’on en fait l’expérience pour la première fois.
Plus qu’en France, je vous déconseille de tout mon coeur de jouer les yamakasis en sautant les portiques: vous ne ferez que figer d’effroi tous les japonais environnants, et vous mettre à dos les employés de la société de transport. Je n’ai jamais eu l’occasion d’apercevoir de contrôleurs dans le métro. Et quand l’on voit l’auto-discipline des usagers, on comprend que ce n’est absolument pas nécessaire. A vous de décider de jouer le jeu….
Une fois sur le quai, suivez le guide! Des traits verts vous indiqueront l’emplacement de chaque portes à l’arrêt du train, libre à vous de choisir celle qui vous inspire. A nouveau, chacun attend patiemment le train, rangés les uns derrière les autres. A l’arrivée du train, pas question de se jeter à l’intérieur comme un rustre: vous vous calerez discrètement le long des portes, de façon à laisse le passage aux personnes descendant. Après seulement, vous pouvez entrer.
Dans le métro, beaucoup de règles de vie sont en vigueur. Bien sûr leur effraction ne vous mènerons pas au poste, mais certaines ont même droit à des campagnes de pub entièrement dédiées! Je pense par exemple à la règle qui veut qu’une femme ne se maquille pas en public. Au saut du lit ou après 4h d’esthéticienne, peu importe, ce qui est important, c’est de ne pas exposer votre transformation en public. Si une place se libère devant vous, proposez la à la personne qui la scrute depuis aussi longtemps que vous. Vous mènerez une conversation de sourds à base de “dozo” (“je vous en prie”) jusqu’à ce que l’un des deux s’assoie. Une fois installé, n’espérez pas vous étaler de tout votre long: les places sont pré-creusées dans la banquette, et chacun utilise son espace (de japonais). Vous gaijin aurez interêt à vous tenir droit les coudes rentrés!







